Bonjour à tous et à toutes,

Par la lecture de l’article concernant le proche-officiant d’un jour (et peut-être d’autres), si vous ne l’étiez pas avant, vous êtes maintenant conscient de l’ampleur de la tâche d’officiant. Au vu de l’implication personnel demandée au proche choisi, la demande ne peut pas, de mon point de vue, être faite à la va-vite.

 

Petite discussion préalable

Dans une démarche toujours pragmatique, il est préférable pour moi de s’assurer, au préalable de la demande en elle-même :

  • que votre proche et vous-même êtes bien sur la même longueur d’onde au sujet de votre projet au sens où vos attentes sont comprises et partagées
  • qu’il est bien conscient de ce qu’implique ce rôle aussi bien dans la création de la cérémonie que le jour de votre évènement
  • que votre proche trouvera du temps pour vous et qu’il a l’envie de s’investir dans votre cérémonie.

Pour valider les points précédents, le plus simple me semble de parler avec votre proche de votre projet de cérémonie. Présentez lui la ou les raison(s) pour lesquelles vous souhaitez célébrer ce passage de votre vie lors d’une cérémonie laïque (et non religieuse ou civile). Plantez-lui le décor (date, lieu, déco rêvée). Evoquez l’ambiance souhaitée et ce que vous aimeriez ressentir durant cette cérémonie. Observez ses réactions ou demandez lui son avis. Voyez alors s’il montre de l’intérêt, s’il pose des questions. Si c’est le cas, expliquez-lui les missions de l’officiant et ce que vous attendez de ce dernier. Dites-lui ensuite que vous envisagez qu’un proche soit votre officiant. 

 

 

La demande en elle-même

Une fois que vous avez confirmé que votre proche répond bien aux critères, comme vous le pensiez, passez réellement à la demande : indiquez-lui, en faisant comme vous le sentez, que vous avez pensé à lui·elle. Je vous recommanderai quand même de lui préciser au moment de votre demande :

  • que vous ne voulez pas une réponse immédiate mais qu’au contraire, vous souhaitez lui laisser le temps de réfléchir avant d’accepter ou de refuser votre proposition ;
  • que vous êtes bien sûr là pour lui donner plus d’informations et répondre à ses questions si elle souhaite avoir plus de détails ;
  • qu’il est totalement libre de dire non s’il ne se sent pas de tenir ce rôle et si c’était le cas, vous ne lui en voudrez pas.

Il ne vous reste plus qu’à la laisser choisir en âme et conscience.

 

 

Quand des peurs surgissent chez votre proche

Parfois l’envie de s’investir dans votre cérémonie est très présente chez votre proche. Mais il·elle ne pense pas avoir le temps nécessaire à consacrer à la préparation ou il·elle manque d’assurance ou a peur de ne pas être à la hauteurs. Du coup, votre proche risque de vous dire “non”, malgré qu’il meure d’envie de vous dire oui ou encore il risque de vous lâcher en cours de route à cause du stress. Sachez que, pour surmonter ces problèmes, certains officiants professionnels, comme moi, proposent différentes formules pour aider votre proche-officiant d’un jour. Le but de ces formules est de seconder votre proche voire de le décharger de certaines tâches. Comme ça, lui et vous vivez une préparation sereine et agréable et il est à l’aise le jour J. C’est un bon compromis : vous profitez, quand vous ou votre proche en ressentez le besoin, de l’expertise d’un·e professionnel·le tout en vivant avec votre proche une aventure humaine extraordinaire qui devrait encore renforcer vos liens. 

 

Nous arrivons à la fin de cet article. J’espère que mes conseils vous seront utiles. 

 

A bientôt et prenez soin de vous !